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La maladie psychique, comme la maladie organique, se caractérise d'abord et avant tout par une très grande complexité et diversité de ses origines, de ses symptômes, de ses conséquences et de ses traitements.
Le handicap psychique engendré par la maladie se manifeste de manière générale par des difficultés temporaires ou durables à participer à des échanges liés à la vie sociale.
Ces difficultés peuvent se manifester de différentes manières (excitabilité extrême, repli sur soi, isolement, risques suicidaires...). C'est précisement le travail des équipes d'ISATIS que d'aider les personnes à surmonter ces difficultés et à mobiliser leur potentiel au service de leur insertion sociale.
La loi du 11 février 2005 permet de distinguer "officiellement" le handicap psychique, conséquence d'une maladie psychique et le handicap mental, conséquence d'une altération des capacités intellectuelles. |
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La plupart des chercheurs considèrent
aujourd'hui la survenance d'une maladie psychique
comme un enchaînement multifactoriel.
Les causes d'apparition de la maladie sont à la fois environnementales,
biologiques et psychologiques.
Toutefois, une enquête de l'OMS démontre que le risque de maladies psychiques est identique quelles que soient les
origines ethniques ou sociales.
Malgré leur extrême diversité (symptômes, conséquences, traitements,...), les maladies
psychiques sont généralement répertoriées en différentes catégories :
v les psychoses, souvent synomymes de perte de contact avec la réalité, se manifestent par exemple, par des comportements désadaptés, des hallucinations, des délires avec, dans certains cas, des actes violents ou agressifs,
v les névroses pathologiques qui peuvent se déclencher à tout moment de la vie adulte, se manifestent par des phobies, des obsessions, des troubles hystériques ou des dépressions névrotiques,
v les troubles de l'humeur, structurels ou conjoncturels,
v les troubles de la personnalité, les troubles du comportement alimentaire, les addictions... |
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Les maladies psychiques présentent
une extrême diversité comme en témoignent
les terminologies employées (névroses, psychoses,
dépressions, troubles de la personnalité,
dépendances…). Quand il s’agit d’accompagnement,
de réinsertion et de réhabilitation, ces
classifications, éclairantes pour les soignants,
sont ici d’intérêt moindre. En effet,
toutes ces maladies ont un point commun : elles entraînent
un handicap. Le handicap n’est pas la maladie
en tant que telle, mais ce qui en découle.
Le handicap ou désavantage social résulte,
pour un individu donné, d’une déficience
ou d’une incapacité qui limite ou interdit
l’accomplissement d’un rôle normal dans
la société.
Dans la maladie psychique, il se traduit globalement
par un déficit d’adaptabilité à
la vie en milieu ordinaire, par une difficulté
à entrer en relation avec autrui, par une diminution
ou une disparition des «habiletés sociales.
Les personnes ainsi atteintes dans leur liberté,
éprouvent une grande difficulté dans leur
recherche d’autonomie au niveau des diverses dimensions
de la vie : logement, transports, occupations, relations
sociales et communication, ressources financières,
travail.
Par ailleurs ces maladies au long cours n’évoluent
pas de façon linéaire. Variables dans le
temps, elles induisent des parcours heurtés, parfois
chaotiques.
L’abstention, le manque d’assistance,
l’abandon, conduisent à l’aggravation
systématique des troubles et à l’isolement
social.
L’aide et l’accompagnement adaptés,
apportés à la personne en situation de souffrance
psychique, peuvent compenser ou atténuer ces carences. |
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| Association pour l'Intégration,
le Soutien, l'Accompagnement au Travail et l'Insertion Sociale |
| ISATIS - Siège :
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